Du berceau au berceau : créer est un cycle éternel

Photo de vannes industrielles - du berceau au berceau

Face à l’urgence climatique, nous devons trouver des solutions pour un monde plus serein. Agir pour l’environnement peut prendre de nombreuses formes, et est généralement un combat mené sur plusieurs fronts. Cependant pour y parvenir et mener des actions justes et cohérentes, il s’agit de se poser les bonnes questions, et nourrir sa réflexion.

Introduction

Si nous voulons résoudre les difficultés qui nous assaillent, notre manière de penser doit évoluer au-delà du niveau auquel nous avons réfléchi le jour où nous avons créés ces problèmes.

Albert Einstein

Passionnés de vélos, l’idée de créer nos vélos à assistance électrique surcyclés (upcyclés) est apparue après la lecture d’un manifeste, « Du Berceau au berceau : Créer et recycler à l’infini » 1. Écrit par Michael Braungart (chimiste allemand) et William McDonough (architecte américain) en 2002, ce livre popularisera la notion « d’Upcycling » et deviendra une véritable référence pour les entreprises souhaitant être éco-bénéfiques à notre planète. L’appellation C2C® deviendra notamment un label de confiance pour les entreprises ayant cette volonté 2.

Cette démarche écologique promeut la fabrication de produits durables, en matière réutilisable, et sans pollution.

Il serait ambitieux de prétendre vous expliquer ce texte de 230 pages aussi bien que ses deux auteurs, et notre meilleur conseil ne peut être que de vous inciter à le lire.

François Collin, directeur de la transition écologique à l'école HEC, faisant l'introduction de la conférence de Philippe Bihouix
François Collin, directeur de la transition écologique à l’école HEC, faisant l’introduction de la conférence de Philippe Bihouix, reprenant la citation d’Albert Einstein
Couverture du livre "Cradle to cradle : créer et recycler à l'infini" ("Du berceau au berceau" en version française)

Cependant, si ne l’avez pas à portée de main, ou que vous êtes impatient d’en apprendre plus dès maintenant, n’hésitez pas à lire cet article, vous comprendrez pourquoi cette lecture nous inspire tant et correspond véritablement à notre vision.

Les auteurs

Photo de William mac Donough, co-auteur de Cradle to Cradle

William McDonough : architecte américain né en 1951, promu « Héros de la planète » en 1999 par le magazine Time.

Michael Braungart : chimiste allemand né en 1958, préconise l’empreinte écologique positive, en s’inspirant des systèmes vivants.

Photo de Michael Braungart, co-auteur de Cradle to Cradle

Deux anciens membres de Greenpeace

Notions et concepts

Constats

Un modèle industriel imparfait

Lors de la naissance de l’industrie au XIXe siècle, les ressources naturelles étaient considérées comme un capital en apparence infini. Le bois, le charbon, le minerai ou encore la terre ; ces matières premières ont permis l’apparition de la production de masse. En effet, ce sont plus de 90 milliards de tonnes de ressources 3 qui sont extraites en 2019 (Biomasse, énergies fossiles, minerais métalliques et non métalliques), alors qu’en 1970, ce chiffre n’était que de 27,1.

Evolution_consommation_des_ressources_planétaires
Evolution de la consommation des ressources planétaires

La Révolution industrielle a apporté des progrès considérables pour l’humanité, tant sociaux que techniques : les conditions d’existence, l’espérance de vie, les soins médicaux ou l’éducation. L’électricité, les transports ou les télécommunications nous offrent un niveau de confort que nous n’avons jamais connue auparavant.

Pourtant, perçue comme une terre nourricière aux ressources illimitées, en perpétuelle régénération, capable de tout absorber, on considérait à l’époque que la nature pouvait continuer à se développer. La pensée dominante occidentale de l’époque opposait d’ailleurs la nature à l’homme, et celui-ci se devait de combattre cette force dangereuse pour la civiliser et la soumettre.

Une lutte qui a fait disparaitre de très nombreuses espèces vivantes, et qui menace aujourd’hui sérieusement notre environnement. La compréhension du monde et de l’environnement a depuis beaucoup changé. Pourtant, les entreprises modernes fonctionnent toujours selon ce modèle établit il y a plus de deux siècles. Des défauts de conception majeurs, aux conséquences aujourd’hui dévastatrices.

La pensée dominante occidentale de l’époque opposait d’ailleurs la nature à l’homme, et celui-ci se devait de combattre cette force dangereuse pour la civiliser et la soumettre.

Photo extraction minière par Vlad Chețan

Un peu de comptabilité environnementale

Supposons qu’en tant qu’individu, vous avez un revenu, ainsi qu’un patrimoine – vos économies par exemple. Pour subvenir à vos dépenses quotidiennes, il est logique de se baser sur votre revenu, plutôt que vos économies, car sinon celles-ci finiront tôt ou tard par s’épuiser.

Maintenant, considérons que les énergies renouvelables (le vent, le soleil, ou les marées), soient le revenu attribué à l’ensemble des espèces vivantes, et les énergies fossiles (les matières pétrochimiques), soient nos économies, un patrimoine naturel que la planète a généré durant des millénaires.

« Limites planétaires – Ressources et technologie » – Conférence de Philippe Bihouix le 1er septembre 2022

Baser son modèle économique sur des ressources limitées est donc un calcul perdu d’avance, car de fait, les produits pétrochimiques vont se raréfier, et devenir beaucoup plus chers.

Les énergies renouvelables doivent être considérées comme étant un des revenus sur lesquels nous devons consacrer notre consommation en énergie. Les énergies fossiles constituent un patrimoine naturel, qui doit être réservé seulement aux cas d’urgence. Cependant, nous agissons aujourd’hui à l’inverse. Il devient notamment de plus en plus difficile d’extraire les matières premières.

Déchets égal Ressources

Si les systèmes naturels ne se reposent pas sur des matières fossiles, c’est parce qu’ils se servent de leur environnement, et le servent également, dans une logique d’échange rétributif multilatéral.

Un arbre seul ne survivrait pas longtemps sans la présence de l’atmosphère, de la terre ou de l’eau de pluie. Mais les « déchets » qu’il produit, vont permettre le développement d’autres systèmes naturels environnants. Il procurera par exemple la matière organique recouvrant les terrains, permettant de réguler l’hydrologie du sol, et les niveaux des nappes phréatiques.

Le mot déchet n’a donc pas véritablement de sens dans un système naturel, car il est une ressource. L’être humain a bel et bien inventé l’expression économie circulaire, cependant, son principe est plus vieux que les dinosaures eux-mêmes… Cette conception naturelle de l’exploitation des ressources est le modèle que nous devons adopter dans notre société et pour notre consommation.

Le principe d’économie circulaire est plus vieux que les dinosaures eux-mêmes…

La singularité, un style international

La nature est également, par essence, très hétérogène. Les effets de la standardisation industrielle peuvent donc nuire fortement à l’environnement, prenons l’exemple des détergents.

Si on compare l’eau courante bretonne et charentaise, leur composition différera du fait de sa provenance, et de la composition du sol. En effet, la dureté de l’eau (sa teneur en calcaire) ne sera pas du tout la même.

L’eau douce (faible en calcaire) nécessite beaucoup moins de produit détergent qu’une eau dure pour le nettoyage. Le détergent à utiliser devrait donc nécessairement varier selon l’endroit où nous nous trouvons. Pourtant, la conception par les fabricants est généralement prévue pour fonctionner comme une solution universelle, et bénéficier de la même efficacité partout.

En ne prenant pas en compte les spécificités locales, un détergent classique se trouvera être sur-concentré en produits chimiques s’il est utilisé dans une région dont l’eau est douce. Les détergents sont pourtant responsables de l’eutrophisation des rivières (développement des algues, asphyxiant le milieu aquatique 4), provoquent de nombreux autres désastres environnementaux 5 6, et sont encore, trop souvent, emballés dans des contenants en plastiques.

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Photo de Mike Bird

La singularité est une réalité à prendre en compte si l’on souhaite être en accord avec les principes fondamentaux des systèmes naturels.

La durabilité, une opportunité économique

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Photo d’Andrea Piacquadio

En plus d’être néfaste pour l’environnement, la standardisation des produits ne répond pas au besoin des individus d’acquérir des biens qui leur rappelle leur propre singularité.

Il est malheureusement souvent plus simple et rentable d’acquérir un nouvel objet pour remplacer celui devenu défectueux, que de trouver quelqu’un pour le réparer. Encore trop souvent plus facile de racheter un objet très cher que de trouver la personne qui sera capable de le réparer. Certains fabricants ont même été jusqu’à détériorer leurs propres produits pour alimenter leur propre marché, et renouveler plus fréquemment leurs ventes. C’est un concept déjà bien connu appelé l’obsolescence programmée. Il semble tout de même impensable de vouloir saboter ses propres inventions pour faire face au marché.

L’équité, symbole de respect pour l’environnement

Enfin, considérer que l’environnement ne devrait servir que la planète sans considérer l’être humain, serait considérer que l’être humain ne fait pas lui-même partie de la nature. Nous nous servons des ressources naturelles, mais nous servons également la nature depuis des millénaires.

L’équité fait donc aussi partie intégrante de la réflexion que nous abordons. D’abord parce que respecter les individus, c’est aussi respecter son environnement proche, les écoles et les habitations environnantes. Si nous considérions l’écologie sans montrer de respect envers l’égalité de salaires entre les femmes et les hommes, ni respecter le travail des salariés, qui donne toute la valeur d’une entreprise.

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Photo de Markus Winkler

Alors pourquoi du « berceau au berceau » ?

Lorsqu’un bien de consommation est utilisé, celui-ci n’a que peu de destins possibles, il sera :

Prenons l’exemple d’une bouteille d’eau en plastique.

Celle-ci peut être réemployée, sa fonction première le permettait : transporter de l’eau, même si ce n’est pas dénué de risque 7.

Elle peut également être recyclée, c’est-à-dire que la matière première la composant est récupérée pour fabriquer le même, ou d’autres objets. En sachant que le recyclage d’une bouteille d’eau en PET 8 peut être soit mécanique (procédé ne permettant pas l’élimination de produits non extractibles, comme les impuretés ou les colorants), soit chimique (procédé le plus énergivore), aucun de ces procédés n’est exempt de déchets.

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Photo de Chris Leboutillier

En effet, dans un seul de ces cas, le procédé permet de retrouver une matière première exploitable à 100%, mais il est très énergivore, ce qui renvoie à une autre problématique environnementale. Dans l’autre cas, la matière récupérée ne l’est pas à 100%, et récupérons donc un produit de qualité inférieure, on parle alors de « sous-cyclage ».

Dans le cas d’une bouteille d’eau, il existe tout de même des solutions pour recycler la matière.

Le recyclage n’est pas une solution parfaite

Parlons maintenant d’un téléphone portable connecté. Plus de 70 matériaux différents (plastique, verre, métaux, terres rares, …) sont nécessaire à sa composition 9. De par sa nature composite et des toutes petites quantités utilisées, il est trop compliqué et trop couteux d’espérer pouvoir le recycler correctement. Les alliages présents dans cet objet font que, si nous séparons le plastique des métaux, les métaux recyclés le seront de qualité inférieure à ce qu’ils étaient auparavant, du « sous-cyclage ».

Cet exemple pourrait être aussi celui des voitures : il n’existe actuellement pas de technologie pour séparer les polymères des peintures de revêtement des parties métalliques d’une voiture. Si nos véhicules étaient conçus pour être démontés et réutilisés sous une autre forme, alors les composants pourraient être revalorisé une seconde fois, sans perdre leur valeur, celle de l’énergie et les ressources utilisée à sa première fabrication.

On comprend donc que le recyclage n’est pas une solution parfaite, ou du moins qui ne s’adapte pas à tous les produits.

Il reste enfin la troisième solution, l’objet devient un déchet. En considérant qu’un déchet n’est ni biodégradable, ni réutilisable, celui-ci nuit entièrement à l’environnement, car il peut potentiellement relâcher des ingrédients toxiques. Les toxines émanant du plastique nuisent à la reproduction et au système immunitaire des animaux, et accélèrent la dégradation des habitats naturels 10.

Quoi qu’il arrive, ces objets ont été pensés « du berceau à la tombe », car ils finissent toujours par nuire à l’environnement d’une manière ou d’une autre.

Alors peut-on concevoir notre société avec des produits conçu pour aller « du berceau au berceau », c’est-à-dire d’être bénéfiques à notre environnement ?

L’innovation, l’instrument de solutions pérennes

L’économie, moteur du changement

Après ces différents constats, il serait facile de penser que les biens fabriqués par l’homme sont irrémédiablement polluants. Mais si cela est vrai, alors ça voudrait dire qu’il n’existe aucune solution. Croire que l’homme n’est capable que d’élaborer des systèmes mal conçus et destructeurs, reviendrait à pense qu’il ne serait qu’une question de temps avant que notre planète devienne invivable. Or, l’être humain déborde d’imagination, et l’innovation peut répondre à cet enjeu.

Braungart et McDonough nous proposent une nouvelle façon de concevoir notre production industrielle. Contrairement à beaucoup de thèses écologistes qui consiste à revoir notre système pour atteindre le zéro absolu (par la décroissance totale, qui conduirait inévitablement vers l’inactivité totale), il vaut mieux s’appuyer sur la tendance naturelle de l’être humain de vouloir développer des civilisations qui apportent du confort.

Croire que l’homme n’est capable que d’élaborer des systèmes mal conçus et destructeurs, reviendrait à pense qu’il ne serait qu’une question de temps avant que notre planète devienne invivable

« Ceux qui considèrent la surpopulation comme la racine du mal estiment généralement que les gens ne devraient plus avoir d’enfants. Le but à atteindre est alors le zéro (déchets, émissions, empreinte écologique). […] Mais être moins mauvais, c’est accepter les choses telles qu’elles sont, c’est croire que les hommes peuvent seulement élaborer des systèmes mal conçus, déshonorants et destructeurs. Un manque absolu d’imagination […] »

Page 94 du livre « Cradle to cradle : Créer et recycler à l’infini »

La responsabilité écologique repose principalement dans les mains des acteurs économiques (principaux fabricants de déchets), les solutions proviendront de l’économie elle-même, car elle est le moteur principal de changement. En façonnant des objets et des systèmes qui rendent service à la nature, plutôt que l’inverse, nous pourront continuer à échanger, à commercer, à profiter du progrès que l’homme fait pour l’homme, et rendre nos civilisations meilleures. Il est donc inutile d’opposer l’intérêt du commerce et de l’environnement, car en faisant cela, nous sommes incapables de répondre à tous ces enjeux primordiaux.

La mise en pratique

Des systèmes autorégulateurs

Les nutriments biologiques sont des matériaux élaborés pour être assimilés par les cycles naturels, où ils seraient littéralement absorbés par les organismes vivants. En les fabriquant ainsi, nous rendons service à la planète, plutôt que de lui nuire.

Selon une étude 11 de l’ADEME 12, les centres VHU (Véhicules Hors d’Usage) en France ne parviennent à extraire que 10% de la masse d’un véhicule pour une réutilisation, soit 10 à 15 pièces seulement. Pourquoi les individus et les communautés sont ils chargés de sous-cycler, enfouir ou brûler les déchets émis par les fabricants ? La REP 13, dispositif renforcé par la loi AGEC 14 est une réponse légale à cet enjeu.

En gardant à l’esprit que « déchets égal ressources », il est possible de concevoir des systèmes rendant service à l’environnement, plutôt que de le perturber, toujours dans une logique du berceau au berceau.

Pour reprendre notre exemple de la bouteille d’eau, le PET peut certes se recycler (sous-cycler), mais comment peut-on assurer que chaque déchet produit sera réinjecté dans une filière de recyclage ? De plus, les phénomènes d’abrasion de cette matière conduisent à créer des microplastiques, également très nocifs pour l’environnement 15.

La fractale Écologie, Équité, Économie

Mettre en œuvre une conception éco-responsable et bénéficier à l’environnement ne se fait pas en un jour. Il existe cependant des outils pour les entreprises afin de changer les mentalités et revoir notre conception de la fabrication.

Les problématiques écologiques ne peuvent être résolues sans respecter les notions d’économie et d’équité. Il faut donc mettre au même plan l’écologie, l’équité et l’économie.

En pratique, il s’agit pour les entreprises de réfléchir à leur engagement « Du berceau au berceau » de cette façon :

  1. L’économie : Puis-je créer et vendre ce produit en faisant du profit ? Le commerce doit rester actif, même lorsqu’il se transforme.
  2. L’équité : Les salaires que je verse permettent-ils de vivre décemment pour mes employés ? L’égalité de salaire entre les hommes et les femmes est-elle respectée ?
  3. L’écologie : Existe-t-il une exposition à des produits dangereux pour mes salariés ou pour mes clients ?
Schéma tripode Ecologie Equité Economie

En liant ces trois domaines, en les valorisant, les projets s’avèrent beaucoup plus productifs. En mettant stratégiquement en œuvre des ambitions ayant de l’intérêt pour l’écologie et l’équité (suis-je en train de créer de l’emploi ? comment créer de la valeur pour la société ?), l’aspect financier devient beaucoup plus important que simplement par le prisme de l’économie (comment vais-je dégager du profit pour mon propre intérêt ?).

Exemples

Système d’air par flux chauds/froids sans chauffage ni climatisation

Les systèmes de chauffage ou de refroidissement classiques repose sur un principe commun : des capteurs de température sentent s’il faut réchauffer ou refroidir le bâtiment. L’air chaud s’élèvent alors vers la partie supérieure du bâtiment, attirant l’air frais de l’extérieur, qui est à nouveau chauffé par les brûleurs. Cela créé un mouvement d’air frais, pénible pour les personnes y travaillant, et sollicitant de nouveau de la chaleur pour être neutralisé. Très consommateur en énergie !

Une conception des bâtiments plus modernes consiste aujourd’hui à voir les bâtiments comme des conduits. En pressurisant l’intérieur, au moyen de compresseurs, les fenêtres, portes, et autres passages d’air, celle-ci à tendance à sortir plutôt qu’à entrer. L’effet positif est qu’en été, il suffit d’injecter de l’air tempéré qui retombe naturellement au sol, et l’hiver une strate d’air frais fait office de couvercle, conservant l’air chaud généré par l’usine. Du berceau au berceau en somme.

Emballages jetables

Les emballages jetables ont heureusement un avenir incertain devant eux. La réglementation conduit à interdire petit à petit les objets composés de plastiques, qui ne s’avèrent pas essentiels à notre confort. Dès 2040, ce seront tous les emballages plastiques à usage unique qui seront interdits.

Chaque années, ce sont 8 tonnes de d’emballages plastiques jetés tous les ans dans nos océans16.

Privilégier des solutions telles que le bioplastique à base d’amidon de maïs, ou les coton-tiges fonctionnent. En effet, la réglementation permet souvent de forcer les industriels à proposer des solutions alternatives. Il est cependant dommage que ces acteurs ne pensent pas systématiquement à proposer ces solutions avant la contrainte réglementaire.

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Photo de Yogendra Singh

Conclusion

Ce n’est pas parce que l’être humain émet de la pollution que cela est irréversible. Il faut changer le prisme par lequel nous avons toujours conçu les choses depuis plusieurs siècles. En accentuant l’innovation et la recherche pour pousser à des conceptions intelligentes permettant d’offrir du respect à l’environnement (comprenant l’être humain) et permettant de créer de la valeur, les entreprises s’offrent un avenir radieux.

Chez Goëland, nous pensons que la durabilité et l’innovation sont les valeurs au cœur de la réussite économique, car elles apportent de l’amélioration et de la soutenabilité au marché et à la société.

Si un jour les calculs macro-économiques prenaient en compte l’impact environnemental réel de chaque entreprise, verrions-nous la rentabilité d’un autre œil ?

Toutes les sources ayant servit à rédiger cet article sont à retrouver ici :

  1. « Cradle to Cradle: Remaking the Way We Make Things » en langue originale ↩︎
  2. Label Cradle to Cradle Certified® ↩︎
  3. Global Resources Outlook – 2019: Natural Resources for the Future We Want ↩︎
  4. « Des rivières françaises polluées aux détergents, insecticides, herbicides et médicaments, révèlent deux études » Le monde, 22 octobre 2022 ↩︎
  5. « Effet des détergents sur l’environnement » Santé Belgique, 12 janvier 2016 ↩︎
  6. « Impacts environnementaux des détergents » I am science, 2023 ↩︎
  7. « Attention, nous buvons du plastique : 78% des eaux en bouteille contiennent du plastique » Le Figaro, 21 juillet 2022 ↩︎
  8. Polyéthylène Téréphtalate ↩︎
  9. « Les matériaux composants un téléphone portable et leurs impacts » Recommerce, 2021 ↩︎
  10. « Pollution plastique, à qui la faute ? » Rapport WWF, 2019 ↩︎
  11. « Panorama de la deuxième vie en France, Actualisation 2017 » ADEME, 2017 ↩︎
  12. Agence De L’environnement et de la Maîtrise de l’Energie ↩︎
  13. Responsabilité Élargie du Producteur ↩︎
  14. Anti-Gaspillage Économie Circulaire ↩︎
  15. « Les microplastiques, un risque pour l’environnement et la santé » ANSES, Octobre 2020 ↩︎
  16. « Les solutions alternatives à l’emballage plastiques » Packhelp ↩︎